Trump politise l'aide aux sinistrés : un racket fiscal aux allures de scandale

Le président Trump continue de s'illustrer par des pratiques qui dépassent les bornes de la décence Politique. Refuser une aide financière cruciale à des États touchés par des catastrophes naturelles, tout en la distribuant généreusement à des alliés politiques, relève d'une forme de chantage inacceptable. L'affaire, révélée par Politico, confirme un schéma inquiétant.

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Une distribution sélective de l'aide, au service d'ambitions personnelles

Alors que New York, New Jersey, Massachusetts et Rhode Island se relevaient péniblement d'une tempête de neige dévastatrice, leur requête d'aide fédérale s'est heurtée à un mur. Pourtant, quelques jours auparavant, l'administration Trump approuvait sans sourciller des fonds d'urgence pour six États dirigés par des Républicains. Un geste loin d'être anodin, accompagné d'éloges appuyés à l'égard de responsables politiques et de candidats de son parti. La coïncidence est troublante, pour ne pas dire consternante.

Les démocrates n'ont pas tardé à dénoncer cette manœuvre, soulignant la constance de cette Politique de favoritisme. « Le même jour où vous approuviez des déclarations de catastrophe majeure pour plusieurs États républicains, vous avez choisi de laisser les habitants du Rhode Island se débrouiller seuls », ont écrit les représentants de l'État dans une lettre adressée au président.

Andy Kim, sénateur du New Jersey, a appelé Trump à rendre des comptes. « Si, autre que des motifs politiques, il existe une raison pour laquelle son administration retient l'assistance de la FEMA, nous exigeons une explication immédiate. » La plainte est légitime : il s'agit de détourner des fonds publics au profit d'une stratégiePolitique douteuse.

Le comble de l'indécence ? Lors de l'annonce de l'aide accordée à la Louisiane, Trump s'est empressé de saluer les personnalités politiques républicaines locales et Julia Letlow, candidate au Sénat. De même, en approuvant une aide pour le Wisconsin, il a dédié une mention à Tom Tiffany, candidat au poste de gouverneur, qu'il a qualifié de « soutenant complet et total ». L'omission du nom du gouverneur démocrate Tony Evers est éloquente.

Il en est de même pour le Kansas, où l'aide a été annoncée en mentionnant le sénateur Roger Marshall et le candidat Ty Masterson, sans un mot du gouverneur Laura Kelly. Ces gestes, loin de dissimuler leur caractère Politique, le soulignent au contraire avec une naïveté désarmante. Une stratégie qui, selon une porte-parole de la Maison Blanche, Abigail Jackson, serait une « révision plus approfondie des demandes de déclaration de catastrophe » que toute autre administration. Une justification qui peine à convaincre.

La question est posée : jusqu'où ira Trump dans cette instrumentalisation des fonds publics ? L'impunité semble être son maître-mot. Il est temps que la justice se penche sur ces agissements, avant qu'ils ne sapent définitivement la confiance des citoyens envers leurs institutions.